L'origine

Le besoin de suivre, de contrôler, de « monitorer » les écosystèmes forestiers provient du déficit de connaissances sur leur fonctionnement dû à la multiplicité des cas de figure.

Associées à la diversité des essences d’arbres et des conditions de croissance, ces multiplicités rendent illusoires l’élaboration de modèles efficaces de dynamique des écosystèmes forestiers, de croissance des arbres ou de production des peuplements, voire de modèles économiques réellement utilisables. Ces constats ont conduits à développer des aménagements forestiers basés sur des contrôles à posteriori : un certain nombre d’indicateurs sont mesurés régulièrement, et périodiquement la gestion proposée sera fonction de leur évolution sur la période passée.

Les modèles proposés par la communauté scientifique cherchent à expliquer pour pouvoir prédire mais, dans l'état actuel des connaissances, sont obligés de simplifier la réalité du fonctionnement d'un écosystème forestier.

La méthode du contrôle permet au gestionnaire de constater l'évolution d'un certain nombre d'indicateurs d'états (régénération, croissance, mortalité) suite à des choix de gestion, sans être obligé d'attendre que les scientifiques complètent et fiabilisent leurs outils. Les données accumulées au cours du temps dans les réseaux de placettes apporteront leur contribution à cet effort de connaissances.

La méthode du contrôle utilise le retour d'expérience pour influencer la gestion. Elle peut être rangée dans ce que l'on appelle actuellement l'Adaptive management.